Création des emplois d’avenir

Intervention sur un texte législatif

En septembre 2012, Bernard GÉRARD a saisi l’occasion de l’examen du projet de loi portant création des emplois d’avenir (n° 146) pour dénoncer la vision socialiste de la politique de l’emploi en France.

Dans l’hémicycle, il a expliqué que « les contrats que nous propose la majorité aujourd’hui n’ont d’avenir que le nom. » En effet, comment parler d’avenir quand il s’agit de contrats subventionnés à 75 % et quand ils sont destinés majoritairement au secteur public ?

Bien sûr il faut tout mettre en œuvre pour aider les jeunes à nouer un lien solide avec le marché du travail, mais cela ne passera pas, selon Bernard GÉRARD, par des mesures territorialisées et ultra-ciblées qui laissent dans une situation difficile la majorité des jeunes de seize à vingt-cinq ans. Avec les contrats aidés, il est question que les territoires prioritaires absorbent la quasi-totalité des moyens, dont la charge incombe largement aux collectivités territoriales.

« Combien de villes comprennent des quartiers où de nombreux jeunes sont sans emploi ? Accompagnés par les missions locales, ils ne sont pas en zone sensible ; ils ne seront donc pas prioritaires pour les emplois d’avenir. Cela est-il juste selon vous, qui prônez la justice sociale ? », a-t-il questionné le ministre.

Bernard GÉRARD a conclu son propos en rappelant qu’il était, au cours de son précédent mandat, président de l’EPARECA, établissement public en charge de la revitalisation économique dans les quartiers de la politique de la ville. Cet outil encourage l’emploi des jeunes dans les quartiers dans une logique d’appropriation et d’accompagnement plutôt que d’assistanat. Or cet établissement a été laissé sans président de 2012 à 2015. Comme l’a déclaré Bernard GÉRARD à l’Assemblée nationale, « C’est dire à quel point [le gouvernement socialiste se soucie] des quartiers en zone urbaine sensible ! »